Idée de trading - Netflix
La croissance de Netflix ralentit, mais sa rentabilité est au beau fixe
Le numéro un mondial du streaming vidéo a levé le voile sur des résultats contrastés au titre du troisième trimestre : d'un côté, sa rentabilité continue de progresser, de l'autre, sa croissance marque le pas en raison d'un effritement des recettes publicitaires. Ce qui suscite l'inquiétude du marché. Ce qu’il faut en penser.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Le déploiement de l'abonnement avec publicité dans de nouveaux marchés et les hausses tarifaires soutiendront la croissance en 2027. Le titre est abordable, se traitant 17 fois le bénéfice attendu l'an prochain, contre une moyenne sur cinq ans de 34 fois. Nous visons 80 dollars.
C'est une copie ambivalente que Netflix a dévoilée, le 20 octobre après la clôture, au titre de son troisième trimestre. D'un côté, le numéro un mondial du streaming vidéo a confirmé son statut de champion de la rentabilité. Sa marge opérationnelle, ressortie à 34,6%, a dépassé ses prévisions, grâce à une progression de pas moins de 6,4 points de pourcentage sur un an. De l'autre, il souffre d'un ralentissement progressif de sa croissance. Son chiffre d'affaires, qui s'est, conformément aux attentes de Wall Street, établi à 12,9 milliards de dollars, a progressé de 11,8% par rapport à la même période il y a un an. A l'époque, cette hausse était de 17,2%. Au quatrième trimestre de cette année, elle devrait encore se tasser (+11,5% anticipé).
Suppression d'emplois
Cette tendance inquiète, ce qui a expliqué le recul de près de 5% du titre du groupe cette semaine au lendemain de la publication. Elle résulte de l'effritement des recettes publicitaires, notamment face au rouleau compresseur YouTube, qui capte désormais presque deux fois plus de temps d'écran que la télévision aux Etats-Unis selon l'institut Nielsen. Pourtant présentées comme un moteur de croissance, celles-ci ne sont plus attendues qu'à 2,7 milliards de dollars sur l'exercice 2026, contre 3 milliards jusqu'ici. « Nous sommes un peu en retard sur notre ambitieux objectif », a reconnu Greg Peters, co-directeur général avec Ted Sarandos. Et de nuancer : les recettes publicitaires croîtront, tout de même, de « plus de 80% » sur un an.
En matière de rigueur financière, la réputation de Netflix n'est plus à faire. Le groupe a annoncé, la semaine dernière, se séparer de 6% de ses effectifs (environ 1.000 personnes). Il a, depuis, licencié sa directrice des contenus, Bela Bajaria, et son responsable du cinéma, Dan Lin, avec lesquels s'accumulaient des divergences stratégiques. Ils seront remplacés par Peter Rice, qui a précédemment occupé le poste de président du divertissement télévisuel chez Disney. Une manoeuvre importante en vue de la rétention d'abonnés, alors que les critiques vont grandissantes quant à la qualité des productions originales.
Autres idées de trading similaires
Cette analyse a été élaborée par le "Groupe Les Echos / Le Parisien" et diffusée par Saxo Banque à des fins exclusivement publicitaires. Ce document est un contenu à visée marketing et ne doit pas être considéré comme un conseil en investissement.
Le trading d’instruments financiers comporte des risques, et les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.
Les instruments mentionnés dans ce document peuvent être émis par un partenaire dont Saxo perçoit des commissions, paiements ou rétrocessions. Bien que Saxo puisse être rémunéré dans le cadre de ces partenariats, tout le contenu est rédigé dans le but de fournir aux clients des informations utiles.