Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Identifiée comme l’une des principales victimes de l’essor de l’IA, Adobe fait face au désamour des investisseurs
Oppenheimer, Jefferies, Goldman Sachs, BMO Capital : plusieurs analystes ont récemment abaissé leur recommandation sur le titre de l’éditeur de logiciels créatifs, invoquant un environnement concurrentiel de plus en plus dense, susceptible de peser durablement sur la rentabilité. Après avoir déjà cédé plus de 20 % en 2024 puis en 2025, le titre affiche déjà une baisse supplémentaire de 10 % depuis le 1er janvier.
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Le modèle économique semble clairement menacé par l’essor de l’intelligence artificielle. Vendez, ou restez à l’écart si vous n’avez pas de titre en portefeuille.
Depuis son sommet historique atteint le 22 novembre 2021, à près de 700 dollars en séance, le titre Adobe accuse une chute de 57 %. À titre de comparaison, sur la même période, le Nasdaq Composite affiche un gain de 46 % et le S&P 500 une progression de 47,6 %. La dynamique négative semble même s’accélérer pour l’éditeur de logiciels destinés aux professionnels de la création.
Après une baisse de plus de 20 % en 2024, puis en 2025, la capitalisation recule encore de 10 % depuis le début de l’année. Cette sous-performance persistante s’explique en grande partie par la remise en question du positionnement stratégique du groupe face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle générative.
Des vents contraires appelés à durer
Depuis le 11 janvier, quatre analystes majeurs, Oppenheimer, Jefferies, BMO Capital Markets et Goldman Sachs, ont dégradé leur opinion sur la valeur. Oppenheimer évoque notamment une croissance plus faible des revenus à venir, du fait de la concurrence accrue de pure players de l’IA, tels qu’OpenAI, qui permettent de générer images et vidéos à partir de simples prompts textuels.
Brian Schwartz, analyste chez Oppenheimer, estime ainsi que « la position concurrentielle de l’entreprise n’est peut-être pas aussi solide qu’on ne le pense ». De son côté, Gabriela Borges, chez Goldman Sachs, souligne qu’Adobe a certes réussi de nombreuses transitions technologiques par le passé, mais que l’IA démocratise désormais la création, limitant la croissance de la base de professionnels sur laquelle repose historiquement son modèle.
« Nous ne sommes qu’au début d’un vent contraire qui durera plusieurs années », prévient-elle. L’intensification de la concurrence devrait également réduire le pouvoir de fixation des prix de l’éditeur, pesant sur la rentabilité à court et moyen terme.
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