Les créations d’emplois non agricoles aux États‑Unis en septembre ne sont que de 29 000, très en dessous des 84 000 attendus, avec en plus une révision en baisse de 60 000 pour les mois précédents. Le taux de chômage remonte à 4,2 % contre 4,1 %, ce qui fait nettement baisser la probabilité d’une nouvelle hausse des taux de la Fed en octobre (environ 20 %), d’autant que la vice‑présidente de la Fed, Bowman, indique qu’il n’y a pas d’urgence à resserrer davantage la politique monétaire.
En parallèle, le risque géopolitique au Moyen‑Orient reste très élevé : les États‑Unis auraient déployé un troisième groupe aéronaval dans la région et des forces yéménites soutenues par l’Arabie saoudite ont lancé une offensive d’envergure contre les zones contrôlées par les Houthis, ce qui a propulsé le Brent au‑dessus de 100 dollars. Le ministre australien des Finances qualifie le conflit US–Iran de « désastre » économique en raison de ses effets sur l’inflation et la croissance mondiale. Pour contenir la flambée des prix de l’énergie, le G7 a décidé de libérer 100 millions de barils de brut et de produits raffinés de ses réserves stratégiques sur les quatre prochains mois. Enfin, en Europe, les spreads des obligations françaises s’écartent fortement à cause des inquiétudes sur les finances publiques et les objectifs de déficit, avec un effet de contagion sur les obligations italiennes et belges qui rappelle par certains aspects la crise de la dette de 2011.