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Les marchés chutent. Faut-il ajuster votre portefeuille?

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Disclaimer : Ce contenu constitue une communication marketing et ne doit pas être considéré comme un conseil en investissement. La négociation d’instruments financiers comporte des risques et les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Que s’est-il passé sur les marchés ?

Wall Street a connu le 5 novembre sa plus forte vague de ventes depuis plusieurs mois. Le Nasdaq 100 a plongé de 6,4 %, effaçant environ 2 500 milliards de dollars de capitalisation boursière. Le S&P 500 a reculé de 4,4 % et le Philadelphia Semiconductor Index a perdu 12,2 %.

La vague de ventes s’est propagée à l’Asie, en particulier aux Bourses de Corée du Sud, de Taïwan et du Japon, où les fabricants de puces pèsent lourd.

Mais tous les placements n’ont pas été touchés de la même manière.

  • Les obligations d’État américaines ont progressé : Les investisseurs ont recherché la sécurité, préoccupés par la croissance et un possible ralentissement des investissements dans l’IA. Les rendements obligataires ont ainsi baissé.

  • L’or a affiché des performances contrastées : La baisse des rendements et l’incertitude entourant les politiques publiques peuvent soutenir le métal précieux. À l’inverse, les ventes destinées à dégager des liquidités peuvent peser sur son cours.

  • Le yen et le franc suisse se sont renforcés : Ces devises traditionnellement défensives ont bénéficié de la réduction des risques dans les portefeuilles.

  • Certaines actions en dehors du thème de l’IA ont mieux résisté : Plusieurs entreprises ont été soutenues par de solides résultats et des facteurs qui leur sont propres. La vague de ventes sur les marchés actions est néanmoins loin de s’être limitée à la technologie.

Ces performances divergentes soulignent un point important : les investisseurs ne tournent pas nécessairement le dos à toutes les possibilités d’investissement. Ils réévaluent surtout les risques qu’ils sont prêts à prendre.

1. Pourquoi les marchés baissent-ils aussi fortement ?

Le déclencheur immédiat est l’incertitude croissante concernant la réglementation de l’IA, après la prise de contrôle des deux chambres du Congrès par les démocrates. Mais les inquiétudes sous-jacentes s’accumulent depuis plusieurs mois.

Les valeurs technologiques ont abordé cette vague de ventes avec des valorisations élevées, d’énormes engagements d’investissement et des interrogations croissantes sur la rentabilité des investissements dans l’IA.

Un Congrès à majorité démocrate pourrait renforcer son contrôle dans trois domaines :

  • La supervision de l’IA : Une attention accrue à la concurrence, à la protection des données, à la sécurité des modèles d’IA et à la protection des consommateurs.

  • L’expansion des centres de données : Un examen plus strict de la consommation d’électricité, des coûts de réseau, de l’utilisation de l’eau et des autorisations pourrait augmenter les coûts et retarder les projets.

  • Le rendement des investissements : L’incertitude réglementaire pourrait rendre les investisseurs plus réticents à financer une expansion rapide des infrastructures d’IA tant que des preuves plus concrètes de leur rentabilité font défaut.

Cela ne signifie pas pour autant une politique ouvertement hostile à l’IA. Le maintien du leadership technologique américain, notamment face à la Chine, reste une priorité stratégique.

Le résultat électoral incite à revoir les valorisations. Le problème de fond est que les marchés sont de moins en moins disposés à récompenser les dépenses dans l’IA sans perspective crédible de retour sur investissement.

La rapidité de la vague de ventes tient aussi à la forte concentration des investisseurs sur les mêmes positions et au recours à l’effet de levier. Lorsque le sentiment se retourne, les ventes forcées peuvent amplifier les baisses de cours, même si les prévisions de bénéfices évoluent beaucoup moins fortement à ce moment-là.

2. Les fondamentaux des entreprises ont-ils vraiment changé du jour au lendemain ?

Pas dans les proportions que pourrait laisser penser la rapidité de la baisse boursière.

La demande liée à l’IA, les infrastructures existantes et les possibilités technologiques n’ont pas disparu du jour au lendemain. De nombreuses grandes entreprises technologiques disposent toujours de flux de trésorerie importants, d’une clientèle établie et d’avantages concurrentiels significatifs.

Ce qui a changé rapidement, c’est le sentiment de marché et l’appréciation des investisseurs concernant la croissance future, les risques réglementaires et les valorisations qu’ils sont prêts à payer.

Cette distinction est importante : une entreprise peut conserver des fondamentaux solides alors que son cours de Bourse chute fortement, surtout lorsque de nombreux investisseurs réduisent simultanément les mêmes positions et que l’effet de levier entre en jeu.

Si les restrictions retardent toutefois sensiblement la construction de nouveaux centres de données ou réduisent les dépenses dans l’IA, les prévisions de bénéfices pourraient devoir être ajustées à terme.

La vague de ventes semble refléter une combinaison d’incertitudes réelles et de pressions vendeuses amplifiées, plutôt qu’un effondrement soudain des fondamentaux des entreprises.

3. Le boom de l’IA touche-t-il à sa fin ?

Non. Mais l’attention pourrait se déplacer du boom des investissements dans l’IA vers leur rentabilité.

Nous distinguons trois phases dans le développement de l’IA : les puces, les infrastructures et, enfin, l’adoption de l’IA et les gains de productivité qui en découlent. Les marchés traversent actuellement une transition entre une forte expansion des infrastructures et une phase où les entreprises doivent démontrer des retours tangibles sur leurs investissements dans l’IA. Malgré les investissements massifs dans les infrastructures, les gains de productivité restent toutefois limités pour l’instant. Cette transition s’accompagne donc d’une volatilité particulièrement élevée.

Les investisseurs peuvent distinguer trois groupes au sein du thème de l’IA :

Exposition à l’IACe qui compte aujourd’hui
Leaders établisPlateformes rentables, grands fournisseurs de puces et fabricants de mémoires disposant de bilans solides et d’une bonne visibilité sur la demande. Ils sont plus résilients, mais restent exposés aux risques de valorisation.
Infrastructures à forte intensité capitalistiqueDéveloppeurs de centres de données et fournisseurs de capacités de calcul qui dépendent fortement du financement par la dette. Ils sont confrontés à des risques de financement, d’approvisionnement énergétique et de réglementation.
Entreprises qui adoptent l’IAEntreprises qui utilisent l’IA pour améliorer leur productivité, leurs marges et l’expérience client, sans devoir financer l’ensemble du déploiement des infrastructures.

La prochaine phase pourrait favoriser davantage les entreprises qui adoptent l’IA, tandis que certains leaders établis pourraient conserver leur attrait.

4. Les marchés peuvent-ils encore baisser, ou le point bas approche-t-il ?

De nouvelles baisses sont possibles, mais une pression vendeuse extrême peut aussi créer les conditions d’un rebond.

Les fortes baisses boursières reflètent souvent une combinaison de peur, de ventes forcées et de dégradation du sentiment. Lorsque cette pression vendeuse s’atténue, les marchés peuvent rebondir rapidement, parfois avant même une amélioration sensible des nouvelles économiques.

Un rebond technique ne signifie toutefois pas nécessairement qu’une reprise durable est engagée. Les corrections peuvent se prolonger pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, surtout lorsque les prévisions de bénéfices sont également revues à la baisse.

La question essentielle est de savoir si la pression vendeuse commence à diminuer alors que les prévisions de bénéfices des entreprises résistent.

Les investisseurs ne doivent pas confondre une forte baisse avec une occasion d’achat garantie. Mais ils ne doivent pas non plus supposer qu’un mouvement de marché extrême annonce la fin du cycle d’investissement.

5. Est-ce le début d’un marché baissier ?

Il est trop tôt pour tirer cette conclusion.

Pour l’instant, le choc immédiat concerne surtout le cycle d’investissement dans l’IA, l’incertitude réglementaire et la forte concentration des investisseurs sur les mêmes positions. La vague de ventes s’est toutefois déjà propagée plus largement.

La situation deviendrait plus préoccupante si cette faiblesse se répercutait aussi sur les bénéfices des entreprises, les conditions de crédit, l’emploi et la croissance économique.

Les investisseurs doivent distinguer une correction des valorisations d’une détérioration plus générale des fondamentaux économiques.

6. Les investisseurs doivent-ils tout vendre et passer aux liquidités ?

Pour la plupart des investisseurs à long terme, une décision de tout ou rien en période de volatilité extrême peut créer plus de problèmes qu’elle n’en résout.

Tout vendre suppose de choisir correctement à la fois le moment de sortir du marché et celui d’y revenir. Les marchés peuvent rebondir fortement, ce qui peut compliquer un retour après une vente dans la panique.

Les investisseurs peuvent plutôt vérifier si leur portefeuille reste adapté à leur horizon d’investissement, à leurs objectifs financiers et à leur capacité à absorber des pertes.

Ceux qui utilisent un effet de levier excessif, détiennent des positions très concentrées ou ont besoin de liquidités à court terme pourraient devoir réduire plus activement leur exposition au risque.

L’objectif n’est pas d’éliminer la volatilité, mais de s’assurer que le portefeuille peut y résister.

7. La vague de ventes crée-t-elle des occasions d’achat dans la technologie américaine ?

Oui, mais la sélectivité reste essentielle. Une baisse du cours ne suffit pas, à elle seule, à rendre une action attrayante.

Au sein du secteur technologique américain, certains investisseurs s’intéressent aux leaders rentables de l’IA qui disposent de bilans solides, d’une clientèle établie et de flux de trésorerie durables.

Fait notable, des restrictions plus strictes sur la construction de nouveaux centres de données pourraient aussi avoir une conséquence inattendue : accroître la valeur des infrastructures existantes.

Des entreprises comme Microsoft, Alphabet et Amazon disposent déjà d’importantes capacités de calcul. Si la création de nouvelles capacités devient plus difficile, ces acteurs établis pourraient bénéficier de barrières à l’entrée plus élevées et, potentiellement, d’un pouvoir de fixation des prix accru.

Les restrictions sur l’expansion des capacités d’IA pourraient donc renforcer l’avantage concurrentiel des entreprises qui en possèdent déjà.

Ce scénario n’est toutefois pas garanti. La réglementation pourrait également cibler les plateformes dominantes, tandis qu’une baisse globale des investissements dans l’IA pourrait peser sur la demande et la rentabilité.

Les entreprises d’infrastructure fortement endettées, dont la croissance dépend de la poursuite des investissements et de l’accès au financement, présentent un risque important.

Les investisseurs ont intérêt à privilégier la qualité et une constitution progressive des positions, plutôt que de chercher à anticiper le point bas exact du marché.

8. Comment diversifier mon portefeuille au-delà de la technologie américaine ?

La diversification est particulièrement importante lorsque plusieurs placements dépendent du même cycle d’investissement dans les infrastructures d’IA.

Deux pistes méritent l’attention :

  • Chine : un avantage potentiel en cas de ralentissement des investissements américains dans l’IA : Si l’expansion des infrastructures d’IA aux États-Unis est davantage limitée, la position concurrentielle relative de la Chine pourrait s’améliorer. Le soutien national à la technologie et les efforts visant l’autosuffisance dans les semi-conducteurs constituent des facteurs positifs supplémentaires. Les plateformes internet chinoises offrent aussi une exposition au commerce en ligne, à la publicité et aux services numériques. La faiblesse de la demande intérieure, l’incertitude réglementaire et les tensions géopolitiques restent toutefois des risques.

  • Inde : une croissance moins liée à l’IA : La consommation intérieure, le secteur bancaire et les infrastructures en Inde offrent une exposition à une croissance moins directement dépendante des investissements mondiaux dans l’IA. Une baisse des prix du pétrole et un dollar américain plus faible pourraient apporter un soutien supplémentaire, même si les valorisations restent un frein.

La diversification ne se limite d’ailleurs pas aux actions :

  • Autres secteurs : La santé, les services aux collectivités, les entreprises tournées vers la consommation et certaines sociétés financières peuvent offrir d’autres sources de croissance des bénéfices.

  • Obligations : Les obligations de qualité peuvent générer des revenus et éventuellement amortir les chocs lorsque les perspectives de croissance s’affaiblissent. Une inflation persistante reste toutefois un risque.

  • Or : Il peut contribuer à la diversification face aux incertitudes monétaires et politiques, même si les ventes forcées peuvent temporairement prendre le dessus sur ses caractéristiques défensives.

  • Liquidités : Elles offrent de la flexibilité et réduisent la nécessité de vendre des placements en période de tensions sur les marchés. Une part trop importante de liquidités peut toutefois se traduire par des occasions de rendement manquées à plus long terme.

Point important : même plusieurs ETF actions peuvent ne pas offrir une diversification suffisante s’ils sont fortement exposés aux mêmes grandes entreprises technologiques.

L’objectif est de diversifier les sources de rendement du portefeuille, et non simplement d’augmenter le nombre de placements.

9. Comment les investisseurs peuvent-ils positionner leur portefeuille aujourd’hui ?

Il n’existe pas de réponse unique. L’approche appropriée dépend des placements déjà détenus, de l’horizon d’investissement et de la capacité à supporter de nouvelles pertes.

Votre plan d’action face à une baisse des marchés

Votre situation actuelleCe que vous pouvez envisager
Entièrement investi et inquietÉvitez les décisions dictées par l’émotion. Examinez le degré de concentration de votre portefeuille et vos besoins de liquidités avant d’apporter des changements.
Fortement exposé à l’IA et à la technologieÉvaluez la dépendance de vos placements aux nouveaux investissements dans les infrastructures d’IA. Envisagez des entreprises établies qui génèrent des flux de trésorerie ainsi qu’une diversification vers d’autres secteurs.
Une part importante de liquidités
Les liquidités offrent la possibilité d’investir progressivement dans des placements de qualité, pour autant que cette approche corresponde à votre horizon d’investissement et à votre tolérance au risque.
Investisseur à long termeGardez vos objectifs à long terme à l’esprit. Investir régulièrement peut aider à répartir vos prix d’achat dans le temps, à condition que l’allocation de votre portefeuille reste adaptée.
À la recherche d’occasions d’achat après la baissePrivilégiez les bilans solides, les flux de trésorerie et les valorisations raisonnables. Achetez de manière sélective et progressive, plutôt que sans discernement.
Investissement avec effet de levier ou trading à court termeDonnez la priorité à la protection du capital. Vérifiez les exigences de marge, la taille de vos positions et le risque de nouvelles baisses.
Proche de la retraite ou besoin de liquidités prochainementPrivilégiez la liquidité et la préservation du capital. Ne comptez pas sur un rebond immédiat des marchés.

10. Quels éléments les investisseurs doivent-ils surveiller maintenant ?

Quatre évolutions contribueront à déterminer si les marchés peuvent se stabiliser :

  1. La réglementation de l’IA : Les propositions seront-elles traduites en restrictions contraignantes, et quelles entreprises seraient les plus touchées ?

  2. Les dépenses dans l’IA et les bénéfices des entreprises : Les grandes entreprises technologiques maintiennent-elles leurs projets d’investissement, et les prévisions de bénéfices résistent-elles ?

  3. Le positionnement sur les marchés : Les ventes forcées et la volatilité diminuent-elles, et la concentration des investisseurs sur les mêmes positions s’atténue-t-elle ?

  4. L’étendue du mouvement de marché et les conditions de crédit : La faiblesse reste-t-elle concentrée autour de l’IA, ou se propage-t-elle à l’ensemble de l’économie ?

Une reprise durable serait plus convaincante si elle s’accompagnait d’une stabilisation des prévisions de bénéfices, d’une diminution de la pression vendeuse et d’un rebond porté par un plus grand nombre de valeurs.

Conclusion : gardez votre calme, mais ne restez pas immobile

La vague de ventes est sévère, et les investisseurs ne doivent pas négliger la possibilité de nouvelles baisses.

Mais il est tout aussi important de comprendre qu’une forte chute des cours ne signifie pas que les perspectives sous-jacentes des placements se sont dégradées dans les mêmes proportions du jour au lendemain.

Le sentiment de marché peut évoluer beaucoup plus vite que les fondamentaux des entreprises. Lorsque l’effet de levier et une forte concentration sur les mêmes positions amplifient ce retournement, les mouvements de cours peuvent devenir extrêmes.

Pour les investisseurs à long terme, la réponse n’est ni de vendre dans la panique ni d’acheter sans discernement après une baisse.

Il s’agit de réexaminer la concentration du portefeuille, de veiller à disposer de liquidités suffisantes, de diversifier les sources de rendement et de tirer parti de manière sélective de valorisations plus attrayantes.

Il n’est pas nécessaire d’être pessimiste sur l’IA pour rester prudent face aux valorisations. Et il n’est pas nécessaire d’être négatif sur les actions pour reconnaître que les portefeuilles pourraient avoir besoin d’un meilleur équilibre.

L’objectif n’est pas de prévoir le prochain mouvement de marché, mais de construire un portefeuille capable d’y résister.

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